Nous arrivons au terme de ce petit séjour berlinois. Pour cette dernière journée, je vous propose la visite de plusieurs quartiers de la ville. Vous aurez ainsi un "échantillon" de cette capitale dont l'ambiance existe nulle part ailleurs.

Nous partons r rejoindre le petit quartier de Nikolaiviertel.

En chemin, nous passons devant le Rotes Rathaus (la mairie rouge) de Berlin. Ce bâtiment est le siège du maire-gouverneur de la ville ainsi que du Sénat de Berlin.

L'expansion de la ville de Berlin, nécessita dès les années 1850 , de projeter la construction d'un nouvel hôtel de ville en lieu et place de l'ancienne mairie datant de la période médiévale, dont il ne subsiste qu'une aile.

Mais l'extension de l'agglomération berlinoise fut telle que le Rotes Rathaus n'était en mesure de répondre aux besoins des 800 000 habitants que comptait déjà la ville au moment de son achèvement. Ainsi, dans les années 1880, les services municipaux était répartis dans dix autres bâtiments.

Durant la scission de ville, le bâtiment fut utilisé comme siège de la municipalité communiste de Berlin Est. Depuis la réunification de l'Allemagne, l'édifice a retrouvé sa vocation initiale.

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Nous passons ensuite devant l'ancien hôtel de ville, d'un style bien différent.

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Nous arrivons dans le quartier de Nikolaiviertel, le quartier Saint Nicolas.Ce quartier est la plus vieille zone habitée du vieux Berlin. Ce coeur historique de Berlin a fait l'objet d'une reconstruction partielle à partir de 1981. Du quartier médiéval il ne reste que l'église Saint Nicolas (c'est mon endroit préféré de ce quartier). Achevée en 1230, elle était à l'origine une basilique à trois nefs en granit. A partir de 1470, elle fut remaniée en une église-halle du gothique tardif, avec son parement en brique. Dévastée lors de la Seconde Guerre mondiale, la direction des travaux de reconstruction de la Nikolaikirche revint à l'architecte Günter Stahn qui aménagea l'ancien sanctuaire en musée.

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Cette maison est assortie à l'ambiance du quartier, ce qui est loin d'être le cas de toutes.

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Sur la place trône l'emblème de Berlin, l'ours.

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Nous repartons ensuite vers le Dôme de Berlin (Berliner Dom). Cette imposante cathédrale assez austère fut construite à la gloire de l'Eglise luthérienne et de la Prusse entre 1894 et 1905.

Sa crypte abrite 94 cercueils de la famille des Hohenzollern.

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Et nous revenons, de jour, sur la Gendarmenplatz que nous avions découverte de nuit.

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La place fut aménagée sur l'ancien coeur du faubourg de Friedrichstadt en 1688. Sous le règne de Frédéric 1er, les deux églises jumelles furent construites pour les protestants français venus en nombre à Berlin après l'abrogation de l'Edit de Nantes, et la communauté réformée allemande.

En 1736, la caserne du régiment des Gens d'Armes donna le nom actuel de la place. Le roi Frédéric II entreprit en 1774 l'embellissement de la place en faisant détruire les écuries, pour y édifier le théâtre de la Comédie Française, remplacé ultérieurement par le Théâtre allemand de Langhans.

Le Gendarmenmarkt fut sévèrement touché lors des bombardements alliés de 1943. Les travaux de reconstruction ne commencèrent qu'au début des années 1980, à l'approche du 750e anniversaire de Berlin.

Le deutscher Dom a réouvert ses portes en 1996 après une très longue restauration

Nous avons passé beaucoup de temps à visiter le musée, gratuit, situé à l'intérieur du deutscher Dom. Il est consacré à l'histoire du système parlementaire allemand. En fait, c'est plutôt l'histoire de la Prusse et l'Allemagne de 1848 à nos jours. C'était très très intéressant et nous avons été formidablement bien accueillis.

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Nous continuons notre balade vers la porte de Brandebourg et le Reichstag.

Parfois, certains immeubles attirent l'oeil de par leur style moins passe-partout.

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Arrivés au Reichstag, on aperçoit au pied de ce dernier, à droite, des drapeaux que tiennent des manifestants.

Les CRS locaux sortent de leurs bus et se mettent rapidement en place. Nous, on passe et on ne fait pas de vieux os !

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Des sociétés proposent de louer des vieilles Traban pour faire un tour.

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Il est temps de faire une petite pause pour goûter à LA spécialité de Berlin, la curry wurst.

Bon, c'est une saucisse avec une sauce dans laquelle on saupoudre du curry. je n'en ferai pas des folies.

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Nous repassons près de l'île aux musées et de la Spree. Nous observons ces jeunes. Vont-ils se baigner ou non ? Il fait un peu frais.

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Le Bode Museum est juste à côté

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Voilà une belle galerie commerçante. Mais pas de shopping, je veux continuer à découvrir la ville.

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Nous passons devant la Neue Synagoge (la nouvelle synagogue) sur Oranienburger StraBe. Cette synagogue typique de l'Europe centrale du 19ème siècle a des dimensions monumentales.Construite en 1866, elle peut accueillir jusqu'à 3200 personnes !

La superbe coupole de style maure, visible de loin, sa structure à entrelacs dorés et les motifs orientaux de sa façade furent inspirés par l’Alambra de Grenade en Espagne.

Jusqu'à la triste la Nuit de Cristal en novembre 1938, quand la synagogue fut attaquée par des voyous Nazis et gravement endommagée, les citoyens juifs avaient bénéficié de l’égalité complète et des droits civiques, consacrés par la constitution prussienne de 1850. Des services y furent assurés jusqu’en 1940, quand le bâtiment fut confisqué par les Nazis (elle servi d'entrepôt de textile)puis presque entièrement détruit lors de bombardements alliés en 1943.

Les gouvernements ultérieurs de la RDA conservèrent seulement la façade principale comme mémorial, c’était d’ailleurs la seule partie intacte du bâtiment, mais la salle principale dut être démolie en 1958. La façade de l’édifice fut reconstruite en 1988-1991, avec l’aide du gouvernement fédéral et la coupole, ouverte aux visiteurs, en 1991.

Elle est gardée 24h/24 par des policiers postés devant.

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Nous rejoignons "l'îlot" de Hackesche Höfe. "L'îlot", classé, comprend une enfilade de 8 cours, entourées de bâtiments d'habitations et de bureaux de style Jugendstil.

La première cour est parée d'une façade de briques vernissées polychromes. La construction de cet ensemble a été lancée en 1906. Après la chute du Mur, elles furent restaurées à grands frais dans les années entre 1994 et 1996.

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Nous prenons la direction du quartier de Kreuzberg un peu plus au sud. Un superbe pont en briques enjambe la Spree. L'Oberbaumbrücke fut érigé en 1896

Histoire de l'Oberbaumbrücke

La construction

Inaugurée en 1896, l'Oberbaumbrücke remplaçait un ancien pont de bois datant de 1724. L'architecte Otto Stahn dota le pont d'arcades et pignons caractéristiques du style gothique en brique de la Marche du Brandebourg.

En mars 1945, l'Oberbaumbrücke fut dynamité dans le cadre des préparatifs défensifs de la Wehrmacht face à l'imminence de la grande offensive d'avril de l'Armée rouge. La construction du mur de Berlin le 13 août 1961, retarda la pleine reconstruction de l'ouvrage d'art. En 1972, l'accord quadripartite aboutit à l'ouverture d'un passage frontière réservés aux seuls piétons de Berlin Ouest entre les districts de Kreuzberg (intégré à Berlin Ouest) et Friedrichshain (intégré à Berlin Est).

A la réunification, les travaux de restauration furent confiés à l'architecte Santiago Calatrava, qui dessina une arche contemporaine pour soutenir la voie ferrée, tout en redonnant au pont sa physionomie d'antan.

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Le quartier de Kreuzberg me fait penser à l'image que je pouvais avoir du Berlin alternatif. C'est haut en couleurs !

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Si vous regardez bien ce visage peint sur le pignon de cet immeuble, il est constitué d'une multitude de personnages. J'ai trouvé ça marrant et audacieux.

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On change de style d'une rue à l'autre. C'est ça aussi Berlin

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Nous arrivons au célèbre Checkpoint Charlie.

Checkpoint Charlie était, avec Glienicker Brücke (le pont de Glienicke), le poste frontière le plus connu à l’époque de la guerre froide. L’écriteau, qui devint un symbole de la division de Berlin et pouvait se lire comme un avertissement sévère à ceux qui s’apprêtaient à s’aventurer au-delà du mur "YOU ARE NOW LEAVING THE AMERICAN SECTOR" en anglais, russe, français et allemand se trouvait à cet endroit. C’est aujourd’hui encore un témoin emblématique de la frontière territoriale et de la division politique. Jusqu’à la chute du Mur de Berlin le 9 novembre 1989, il marquait la frontière entre l’Ouest et l’Est, le capitalisme et le communisme, la liberté et la captivité.

Checkpoint Charlie demeure un site incontournable de Berlin, d’où émane une très forte charge historique et émotionnelle, même s’il reste singulièrement peu de choses pour évoquer l’atmosphère des années d’avant 1989… Un débat intense fut pourtant mené pour décider ce qui devait être conservé et préservé pour les Berlinois et les touristes du futur…

Historiquement, le site est important car il fonctionna entre 1961 et 1990 comme principal point d’entrée et de sortie des diplomates, des journalistes et des non-Allemands qui étaient autorisés à entrer en RDA. Plus dramatiquement, les tanks américains et soviétiques se rencontrèrent dangereusement en cet endroit en octobre 1961, quand les tanks de J.F. Kennedy et de Nikita Khrouchtchev se firent face dans un moment critique qui conduisit le monde entier à redouter le début d’une troisième guerre mondiale.

La baraque de bois où les visiteurs pour le Secteur Russe (Berlin-Est) étaient obligés de passer pour les contrôles obligatoires a été supprimée. La reconstruction comprend une guérite de garde américaine et une copie de l’écriteau original qui marquait la frontière. Des lignes de pavés délimitent le tracé exact de l’ancienne frontière et la photographie poignante d’un soldat américain et d’un soldat russe y est visible. Les souvenirs incluent le proche café Adler (aigle), un endroit névralgique pour les journalistes et les espions où les informateurs rencontraient leurs correspondants.

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Voici le panneau à l'époque de la guerre froide.

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Maintenant, c'est un attrape touristes : de faux soldats se font photographier moyennant quelques pièces.

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Nous prenons ensuite la direction de La topographie des Terrors que nous visiterons durant plus de 2 heures. Il s'agit d'un musée très bien fait et encore gratuit. Il est situé sur l'ancien emplacement du centre nazi de la répression : la Gestapo, la SS et la sécurité du Reich. Autant vous dire qu'il ne reste rien de l'édifice. Le musée est une exposition de documents liés à la répression nazie, aux persécutions en Allemagne et en Europe. Emouvant et très bien documenté ....

Nous apercevons juste à côté de la Topographie des Terrors un bâtiment à l'architecture nazie typique. il s'agit de l'ancien Ministère de l'Air du Reich.Il est encore debout et a vraisemblablement échappé par miracle aux bombardements de 1945.

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Nous arrivons à la nuit dans la quartier de Tiergarden en limite de Schöneberg. Après un passage au grand magasin KaDeWe, nous découvrons l'église du Souvenir de l'Empereur Guillaume (Kaiser Wilhelm Gedächtniskirche). C'est le centre symbolique de Berlin-Ouest, un mémorial pacifiste dédié à la paix et à la réconciliation. Après les bombardements alliés de la Seconde Guerre mondiale, le clocher original, bien qu'en ruine, est resté debout et est encore appelé la « dent creuse » car il s’agit réellement d’une coque vide. Il s’agit du seul bâtiment de cette place épargné par le bombardement et conservé délibérément en partie comme ruine.

Construite en style néo-roman par Franz Schwechten, entre 1891-1895, en souvenir de l’Empereur Guillaume I, le premier Empereur d’Allemagne (1861–1888), l'église fut endommagée le 23 décembre 1943 puis presque entièrement détruite durant les raids aériens d’avril 1945.

L’église resta très endommagée jusqu’en 1956, quand le nouvel édifice fut érigé, d’après le projet lauréat de Egon Einermann. Il s'agissait de créer une église moderne attenante, comprenant un bâtiment octogonal et un clocher. Le tout fut bâti entre 1957 et 1963 et la nef dut être déplacée. La tour moderne, qui n’est pas au goût de tout le monde (pas du mien non plus d'ailleurs), consiste en une structure octogonale et un beffroi hexagonal. Sa particularité est la lumière bleue chatoyante qui fut obtenue en aménageant une cavité intérieure de 2 mètres entre les murs intérieur et extérieur où des lampes diffusent une teinte bleutée à l’intérieur et à l’extérieur de la structure. L’église moderne fut consacrée le 25 mai 1962, le même jour que la cathédrale de Coventry au Royaume-Uni, également victime des bombes de la Seconde Guerre mondiale.

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L'église ressemblait à cela avant les bombardements de la seconde guerre mondiale.

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Voici l'église après les bombardements.

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Le Gedenkhalle (Salle du Souvenir) présente une exposition de photographies de l’église et de ses alentours avant et après la guerre. La mosaïque au plafond est superbe.

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Nous quittons ce lieu chargé d'histoire pour aller dîner.

Pour terminer ce séjour à Berlin, je vous propose de partager notre repas dans le restaurant que nous avons adoré, un restaurant où l'on a dégusté de la cuisine prussienne :

Marjellchen Mommsenstraße 9 10629 Berlin

Le filet de lièvre aux fruits rouges, les 2 filets de porc et boeuf et l'énorme chou à la crème était délicieux, l'ambiance cosy, la carte en Français, le rapport qualité prix très bien...Hummmmmmmm

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Voici un lien pour vous aider à préparer votre visite à Berlin. Il est très bien fait.

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