La visite de Fécamp n'a pas un grand intérêt car elle a subit des dynamitages durant la seconde guerre mondiale et le très joli front de mer a disparu...... comme d'ailleurs de très nombreuses communes de cette belle côte d'Albâtre. Mais ce n'est pas du fait des Alliés. En effet, Les Allemands, dans le cadre de la construction du Mur de l'Atlantique ont fortifié la ville et les superbes villas du bord de mer et le casino ont été dynamités.
Pourtant, dès 1832, elle attirait les touristes car elle possédait un des premiers casinos et établissements de bains. Les hommes politiques, peintres et aristocrates de l'époque venaient à Fécamp.
Mais Fécamp possède une curiosité : le palais de la Bénédictine.
Allez, en route.
Nous passons devant une très belle bâtisse.
La recette de la liqueur Bénédictine a été inventée par Alexandre Prosper Hubert Le Grand. Au 19ème siècle il a fondé la société Bénédictine
A la fin du 19ème siècle, monsieur Le Grand a fait construire ce somptueux Palais Bénédictine pour offrir un écrin prestigieux à la distillerie de la liqueur et à sa collection d’œuvres d’art.
Le palais Bénédictine est un édifice mêlant les styles néo-gothiques et néo-Renaissance.
Le palais est un mélange d'extravagance et de tradition.
Les travaux commencèrent en 1882 et le palais fut inauguré une première fois en 1888. Mais, dévasté quatre ans plus tard par un incendie, il fut alors reconstruit dans sa forme actuelle,
Pénétrons à l'intérieur. Dans la pièce centrale, la salle des Abbés trône un vitrail sublime (malheureusement avec la lumière il ne rend pas bien). Il représente l'accueil du roi François
Au gré de la visite, nous découvrons d'autres très beaux vitraux.
Nous arrivons dans l'immense salle gothique. La charpente a été réalisée par des charpentiers de Marine.
Monsieur Legrand est ici représenté sur ce vitrail.
Quelques détails originaux attirent mon oeil.
Ces pièces sont dans le style de l'époque.
Les beaux vitraux sont toujours bien présents.
Une ancienne photographie nous rappelle que le palais fut transformé en hôpital lors de la première guerre mondiale.
Nous arrivons dans une grande salle où j'admire ces collections d'anciennes affiches publicitaires. J'adore ce type d'affiches.
Nous descendons dans les caves.
L’histoire de la Bénédictine débute en 1510 à l’Abbaye de Fécamp, avec le moine bénédictin Dom Bernardo Vincelli qui aurait créé un élixir secret. Ce doux breuvage aurait continué à être produit par les moines bénédictins de Fécamp jusqu’à la Révolution française, époque troublée au cours de laquelle la recette de ce fameux élixir se perd. Mais un jour de 1863, Alexandre Le Grand, fécampois, négociant en vin, aurait redécouvert la composition de cet élixir perdue à la Révolution. L’élixir serait devenu alors une liqueur qu’il a nommé Bénédictine.
C'est là que la Bénédictine est élaborée et conservée.
Nous terminons la visite par la dégustation. Hummm.....
Entrent dans sa composition : l’angélique, l’hysope et la mélisse en sont les principaux composants. Viennent ensuite la cannelle, le safran, le thym et la vanille.
Nous saluons Monsieur Legrand...
Nous avons beaucoup aimé la visite même si nous avons regretté le prix élevé de l'entrée : 9€ par personne (2018)
Palais de la Bénédictine





























